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jeudi 21 août 2014

Virée de l'équipe Menou dans le 88

Accompagné de Pierre Collart, notre ancien curé, l'équipe  s'est rendue à Portieux chez les sœurs de la Providence.




La sortie a commencé par la visite de la cathédrale de Toul .



A midi nous sommes arrivés à Sion toujours en Meurthe et Moselle.



   Après le repas nous avons visité la colline de Saxon-Sion
Très beau lieu de pèlerinage où nous avons été accueilli par les Clarisses le jour de la Sainte-Claire
qui nous a aidé à prier.







Nous avons repris la route pour nous  rendre à l'accueil
de Sainte-Anne de Portieux dans le diocèse des Vosges.












L'équipe au petit déjeuner!







Vue de l'accueil; très beau site pour un repos spirituel, avec ses grands jardins ses fleurs et son verger, son oratoire  




   Très beau site avec un accueil chaleureux des sœurs de la Providence qui nous ont expliqué la vie de leur congrégation.
Le Père Jean-Martin Moyé.fondateur de cette congrégation avait pour devise:

"Pour moi, j'attends tout de la providence, 
je n'ai de confiance qu'en elle seule."



Sainte-Anne de portieux accueille des jeunes vietnamiennes pour leurs
études religieuses.



leur savoir faire en art floral
nous apporte la paix.




Nos journées ont été remplies par des visites.






La verrerie de Portieux plus de mille ouvriers, fermée depuis 2 ans, plus que le magasin avec son histoire et le friche qui s'installe!


Puis la visite à Mirecourt où l'on a découvert le métier de luthier.

         Et maintenant nous avons le son !


Puis la maison de la musique mécanique où les choristes ont pu chanter et même danser!





quand on ne sait pas                                     danser et chanter on tourne la manivelle !




L'équipe CMR


mercredi 13 août 2014

Abécédaire de l'été


     Si l’été n’est pas synonyme de vacances pour tout le monde, un certain ralentissement de l’activité permet d’appréhender le temps autrement. Promenons-nous au gré de l’alphabet parmi les possibilités offertes par l’été…

Air              
Sans air, pas de vie ! Si nous prenons soin d’aérer nos poumons à la campagne, souvenons-nous que notre âme a, elle aussi, besoin de « respirer » le bon air de Dieu. Quand le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole (Mt 13, 22) reprenons souffle en Dieu, notre « air » naturel.

Bénédiction
Béni le Seigneur, ô mon âme ! (ps 102, 1). Bénir n’est rien d’autre que dire du bien. En ces jours plus détendus, exerçons-nous à dire du bien de nos collègues, de nos parents, de nos amis, de nos voisins, etc. Regardons le monde qui nous entoure avec les yeux de Dieu et n’oublions aucun de ses bienfaits (Ps 102, 2)

Chemin
Que ce soit en ville, à la campagne, à la montagne, chaque jour nous avançons sur des chemins. Nous quittons le lieu où nous sommes pour aller quelque part. Et si nous faisions ce chemin, long ou fort court, un moment de disponibilité intérieur pour dire à Dieu : Conduis-moi sur le chemin d’éternité (Ps 138, 24)

                                         Echange
Les longues soirées favorables au farniente sont aussi des moments propices aux échanges. C’est le moment de prendre du temps en couple, avec l’un ou l’autre de ses enfants, mais aussi avec des amis de longue date. Echanger sur ce qui donne du goût à la vie, et pourquoi pas sur le bonheur de vivre avec Dieu ?

Fête
Si année rime avec travail, sérieux, rigueur, routine, la fête instaure une parenthèse où la spontanéité, le chant, la danse, l’ivresse joyeuse, ont affaire avec la gratuité. Les justes sont en fêtes, dit le psalmiste, car Dieu les a libérés (Ps 67, 4). Lorsque la fête nous réjouit, pensons à la source de toute fête.


Hospitalité
L’été est l’occasion d’ouvrir sa porte à celui qui frappe. Un neveu, un ami, un cousin, un inconnu envoyé par quelqu’un. Il faut faire de la place dans la maison et dans son cœur, n’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges (He13,2)


Lecture
Que choisir pour se détendre le soir venu ou à l’heure de la sieste ? Ignace de Loyola a fait pour nous une expérience salutaire. Il a étudié ce que produisaient la lecture des romans et celle de l’Ecriture. Il en conclu que l’Ecriture apportait la paix intérieure. Aucun risque à essayer !


Marche
Puisque nous avons un peu ou beaucoup de temps, nous pouvons marcher ; pour le plaisir de marcher ; pour réhabituer notre corps à se tenir debout, tourné vers un a-venir. La vie spirituelle est une marche à la suite du Christ, au grand soleil de l’été unissons notre âme et notre corps. Marche en ma présence, disait Dieu à Moise. (Gn 17, 1).

Nature
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! (Ps, 103, 24). Ouvrons les yeux. Ne verrons-nous pas la force de cette fragile racine traversant le mur de pierre ou celle de ce torrent impétueux ? Ouvrons les oreilles. N’entendrons-nous pas le rire du vent, le murmure de la mer ? Ouvrons nos cœurs et rendons grâce : Mon Dieu, tu es si grand ! (v. 2)


                                              Prière
                                                                                                        Que l’on parte ou que l’on reste, l’été se prête au temps libre. Prendrons-nous le temps d’aller au désert pour nous laisser séduire par Dieu, Montrerons-nous sur la montagne pour le rencontrer ? Nous assiérons-nous au bord du puits pour recevoir l’eau vive ? C’est cela la prière, une simple rencontre.

Silence
Voilà bien un mot dont l’époque actuelle a perdu le sens. Abreuvés de bruits jusqu’à la nausée, mettons la musique en vacances. Fuyons les lieux bruyants, accordons-nous des pauses silence et peu à peu nous pourrons tenir notre âme égale et silencieuse devant Dieu  (Ps 130,2)


Tourisme
                                                                  Découvrir un autre lieu que celui où on vit est le propre du tourisme. Le bout du monde semble être ce lieu destiné aux découvertes multiples, mais au fond la rue ou le village à côté de chez nous peuvent très bien offrir le dépaysement recherché. Mais que cherchons-nous vraiment ?

dimanche 3 août 2014

Saint Rouin d'Argonne

Coup d’œil sur un vitrail de la chapelle
Le CMR au régime d'été...

 Bien sûr, il y a les Universités d'été (lien) organisées par le National et qui se tiennent début août dans les Deux Sèvres sur le thème "agir aujourd'hui pour un futur équitable" dans le cadre de la préparation du congrès.

C'est avant tout l'affaire de notre animatrice, Blandine, qui va y défendre, au titre régional, les couleurs des Ardennes et de leur feu pays des Crêtes.

Plus à notre portée, sur le fond comme sur la forme, nous pouvons aussi imaginer passer quelques heures en plein milieu de la forêt d'Argonne, sur le site de Saint Rouin à Beaulieu, histoire de retrouver pour un petit laps de temps calme et sérénité...

Dans la chaleur de l'été, il fait toujours bon dans ce petit vallon avec une certaine fraîcheur sous une végétation impressionnante. Il y règne également un grand calme, toutes conditions idéales pour se ressourcer!


De plus, le parcours de St Rouin dans cette contrée ne laisse pas de nous poser quelques bonnes questions sur les enjeux de la vie terrestre. Alors, n'hésitez plus...

Pour terminer, ajoutons que, quelle que soit la saison, le passage sur le site de l'ermitage assure un certain dépaysement. Pour pratiquer de temps à autre "ce pèlerinage", l'auteur des photos d’illustration peut l'attester.

P.S.: Les amateurs de photos pourront également retrouver quelques clichés de St Rouin sur le blog "les photos de l'Argonnais Onclikou" (lien).

dimanche 27 juillet 2014

Doctrine sociale et vivre ensemble (fin)

La doctrine sociale de l'Eglise : quelle légitimité aujourd'hui ?

     
      Vivre la doctrine sociale de l'Eglise n'est rien d'autre que vivre la charité héritée du Christ mais au service de la cité. Autrement dit, ne mettons pas de distance entre la charité et l'institution/structure, nous risquerions de passer à côté de la «voie institutionnelle de la charité» dont parle Benoit XI dans Caritas in Veritate. Dans cette doctrine, le mot « social » est central. Aussi, il nous faut penser le positionnement de l'Eglise comme complémentaire de l'Etat. Au cœur de l’événement, le discernement et la parole chrétienne demeureront un appui indispensable dont les différentes instances auraient tort de ne pas se saisir.
       Par ailleurs, la crise actuelle nous fait toucher à nos limites et du coup nous rappelle nos devoirs. En cela, la doctrine sociale de l'Eglise retrouve une légitimation dans la mesure où sa pensée, toujours réactualisée, renvoie chacun à sa propre responsabilité, réaffirme le sens du bien commun et s'ouvre à une espérance lucide en fonction de la modernité. Elle nous appelle donc à un acte d'intelligence pour discerner les nécessités du changement.
      En dernier lieu, ce qui permet de légitimer la pensée sociale de l'Eglise, c'est d'atteindre son objectif premier : le salut des hommes.
     N'en doutons pas, la doctrine sociale de l'Eglise est appelée à connaître un nouveau printemps!

Pour ceux qui veulent en savoir plus: 

Les principes de l’enseignement social de l’Eglise comme repères
  •  Au centre l’homme: L’homme, comme être créé à l’image de Dieu, est porteur de droits : ceux-ci résultent de sa dignité propre. Ces droits sont surtout corrélatifs de devoirs à l’égard de soi-même et d’autrui. Le respect et l’exercice de ces droits s’appellent la justice. Ce principe de justice se concrétise et s’explicite dans d’autres principes, bien utiles pour orienter et diriger l’action.
  •  Le bien commun: Dans la vision catholique, le bien commun n’est pas l’intérêt général, lequel pourrait supporter le sacrifice du plus faible. Le bien commun est défini comme « l’ensemble des conditions sociales permettant à la personne d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement » (Mater et Magistra 65). Parmi ces conditions : l’eau, l’alimentation, le logement, le travail, l’éducation, l’environnement, les transports, les soins, la culture, la religion.
  •   La destination universelle des biens: Les biens sont compris comme les élé-ments d’une relation, et partant, d’une communion possible dans le nous-tous.

  •  L’option préférentielle pour les pauvres: Depuis que Jésus a dit « ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40), le souci du pauvre a toujours été un souci fort de l’Eglise, un sceau apostolique (Apostolicam actuositatem 8).


  •  La subsidiarité: La subsidiarité consiste à laisser les institutions et les personnes, au niveau le plus bas, exercer les responsabilités qui peuvent être les leurs .
  •   La participation: La subsidiarité appelle la participation, sans laquelle elle serait vaine ! La participation à la vie sociale et politique est un devoir que tous doivent exercer, d’une manière responsable et en vue du bien commun.
  •  La solidarité: Elle est l’expression décidée de la socialité. On n’est pas moins solidaire en étant bénévole dans une « association de solidarité » que lorsqu’on travaille à ce qu’une  entreprise déploie son activité économique et crée de l’emploi. 



Bibliographie

  • Compendium de la doctrine sociale de l’EgliseJustice et Paix France, Descubes J. Ch., Sodano A., Martino R. R., Cerf, 2005.
  • Notre bien commun, Conférence des évêques de France, Service national Famille et société, Atelier, 2014.
  • Un pas vers Dieu, un pas vers l’homme. La pensée sociale de l’Eglise, Diocèses de Besançon, Belfort et saint Claude, 2013.







jeudi 17 juillet 2014

Doctrine sociale et vivre ensemble (suite)


Les racines de la doctrine sociale de l'Eglise

     On peut d'ores et déjà affirmer que le mérite de cette doctrine est de revenir toujours à la racine de l'humain là où le Créateur a inscrit ce que « la sagesse éthique de l'humanité appelle la loi naturelle » (Benoit XVI, Caritas in veritate). Si nous recherchons ce qui est humain dans l'Homme, nous sommes amenés à choisir entre deux types de rationalités: une raison qui ouvre à la transcendance, c'est à dire à ce qui est supérieur à l'homme ou une raison animée par l'évolution de la technologie. Cette doctrine nous oblige ainsi à un travail incessant sur les profondeurs de notre humanité en nous laissant éclairer par la vérité du Christ.
         D'autre part, l'Ancien Testament pose très explicitement les difficultés du vivre ensemble. L'apprentissage de la fraternité est sans doute aussi vieux que le moment où un peuple prend conscience que Dieu veut entrer en contact avec lui. Avec les dix commandements s'amorce le dessein de Dieu de donner aux hommes des préceptes pour une cohésion sociale centrée sur l'amour du prochain. Et puis, avec l'avènement du Christ, nous découvrons un Dieu trinitaire (Père, Fils et Esprit) dont le cœur est la relation. Le christ se reçoit de son Père et nous aime jusqu'au bout. Nous nous recevons du Christ pour mieux servir notre frère en humanité. Sa pédagogie constitue une véritable source pour qui consent observer sa manière d'accueillir, d'écouter, de respecter et de reconnaître l'autre comme une personne à part entière.
     
      Sur un autre plan encore, lorsque nous recevons le sacrement du baptême, nous rentrons précisément dans une expérience communautaire. L'Eglise est un lieu de vivre ensemble où s'exprime une possible révélation de Dieu au monde. Par notre qualité de disciple de ce temps, nous devons faire notre propre chemin d’Emmaüs avec les autres, inventer des comportements nouveaux en nous inspirant de Jésus. Notre vocation n'est donc pas individuelle, elle s'inscrit dans un peuple. (cf Gaudium et Spes « l'Eglise dans le monde de ce temps » issu du Concile Vatican II).


Un instrument d'évangélisation :
     
      Nous l'avons compris, ce qui fait la doctrine sociale de l'Eglise, ce ne sont pas seulement des textes du Concile, des papes, des évêques, c’est aussi la multitude d’initiatives prises par les chrétiens qu’anime la conviction que l’Evangile est une bonne nouvelle pour la société et pour la famille humaine tout entière. Mais nous ne pourrons annoncer l'Evangile de la vie que si nous l'accueillons nous même. Chacun est invité à prendre sa part dans la mise en œuvre et dans le renouvellement de la doctrine sociale de l’Eglise, appelée à s’enrichir au regard des défis nouveaux. 

       L’invitation à une nouvelle évangélisation concerne aussi les comportements collectifs et les structures sociales. Soyons en sûrs, n'en déplaise aux détracteurs, cette doctrine est vraiment dans son cœur de métier lorsqu'elle parle de justes salaires, de droits de l'homme ou d'environnement. Dans Gaudium et spes, le concile Vatican II est clair. Il met sur le même plan la défense de la dignité humaine et le salut des âmes. Il ne s'agit pas là d'une chapelle latérale, nous sommes bien au cœur de la mission de l'Eglise. Celle-ci se doit de porter un jugement moral quand les droits fondamentaux de l'homme sont bafoués même en des matières qui touchent le domaine politique. 
En outre, cette doctrine a « la valeur d'un instrument d'évangélisation » 
(Jean-Paul II) à la fois pour nous même dans notre propre conversion et pour l'annonce à laquelle l'Evangile nous invite.


samedi 14 juin 2014

Doctrine sociale et vivre ensemble


            Il m'a semblé si intéressant de faire le lien entre ces deux sujets que je me suis attelée à un petit travail de synthèse à partir de documents divers et apports de différentes formations. J'espère que ces articles (en trois publications) vous donneront un aperçu de l’intérêt que l'on devrait davantage porter à la Doctrine Sociale de l'Eglise. L'Eglise est dans le monde et nous avons à habiter ce monde en prenant l'Evangile à bras le corps pour l'incarner; autrement dit, faire vivre la charité dans le social.


Vivre la doctrine sociale de l'Eglise

     On ne peut parler du vivre ensemble sans se référer à la Doctrine Sociale de l'Eglise. Elle est née d'une pensée, d'une pratique, d’une manière d'être chrétien. Depuis la fin du XIX siècle se perpétue un discours social de l'Eglise présent à la vie des hommes.
Mais pourquoi cette doctrine est-elle si peu connue ? Peut-être est-elle difficile à lire, équivoque sur certains points ?

     Pourtant, on constate à travers elle deux aspects essentiels. Celui, d'une part, de redonner au «service du frère» toute sa place, aussi constitutif de l'Eglise que peut l'être l'annonce de la foi, la prière et la célébration. Le sacrement du frère est bien au cœur de notre foi. D'autre part, on voit le désir de mieux connaître les repères que propose l’Eglise pour éclairer les choix auxquels chacun est confronté dans sa vie en société. D'autant plus que les défis d'aujourd'hui sont, pour une large part inédits dans de multiples dimensions (politique, économique, sociale, environnementale...). 

    
     Voyons ce qu'en dit Christian Pian dans son ouvrage La pensée sociale de l'Eglise racontée à ceux qui n'en savent rien :
« Des défis d'un niveau de radicalité tel qu'on pressent bien qu'ils ne seront pas relevés par de simples solutions techniques et sans un supplément d'âme...que les chrétiens appellent conversion. En un temps où beaucoup semblent être à la recherche de ressources spirituelles même non religieuses et de points de repères pour guider leurs vies, la Doctrine Sociale de l'Eglise est offerte à tous les hommes de bonne volonté. Par delà ses possibles ambiguïtés, elle propose un jeu de références et de d'attitudes critiques susceptibles d'orienter l'action et les formes du vivre ensemble.


Appelés à la conversion :
     
      Le vivre ensemble commence déjà avec cet autre lieu qu'est moi-même. Tous les jours, il nous faut exercer une véritable maîtrise de soi dans notre relation à l'autre et nous employer à dialoguer pour mieux gérer nos oppositions.  Il serait sans doute salutaire d'essayer de comprendre les raisons pour lesquels on agit dans telle ou telle situation. C'est là que la méthode du « Voir, Juger, Agir » inhérente à l'Action Catholique aide à un meilleur discernement dans le cadre d'une relecture.
    
      On ne peut bien évidemment rêver d'une humanité sans conflit à petite comme à grande échelle. De plus, nous assistons à une telle révolution de la culture ambiante qu'il nous faut nous donner les moyens d'appréhender ces mutations sans égales.
     Un mieux vivre ensemble ne dépend il pas de chacun d'entre nous?

mardi 3 juin 2014

Etape 3, compte rendu de l'équipe de Vertus

L'étape 3 de la préparation du congrès visait à repérer, autour de nous, des initiatives innovantes qui touchent le vivre ensemble. Et d'aller rencontrer les personnes qui les portent.

L'équipe de Vertus s'est prêtée à cette démarche dans sa partie repérage. Ci-dessous, les principaux points mis en avant :


Au niveau local : entraide alimentaire mise en place par la Communauté de Communes, accueil de toute personne comme cela se fait à Fère-Champenoise.
La fête des voisins par quartier ou tout le village.

Au niveau du Conseil municipal, il existe des corvées. Il faut toujours être là pour dire « tu viens si cela te fait plaisir ». Quelqu’un dit : « on voit toujours les mêmes ».


Lors des réunions de service nous prenons toujours un quart heure pour partager nos joies et nos problèmes.
Pour certains, la pause café est un lieu important d’échanges et de contacts, pour d’autres il n’y a plus de communications,  tout le monde regarde son téléphone.

Faire connaissance avec les personnes de la paroisse avant ou après la messe.
Problèmes de famille certains en parlent librement par e-mail .

Communauté de Communes: à part les sous, il n’y a pas grand-chose qui anime, pourtant, ce peut être un lieu d’entraide et d’échanges.
Il existait déjà un Relais Services Familles Rurales et la Communauté de Communes a créé  un Point Relais.

Capacité du bénévole pour prendre en charge certaines tâches trop lourdes.
Professionnalisation du bénévolat :  Permet d’épauler les gens qui font des choses  et permet une reconnaissance.

Dans certaines maisons de retraite,  des prêtres visitent les résidents cela transforme l’atmosphère.
Le service de l’Association Cap Intégration (pour l’intégration scolaire des enfants handicapés) a été repris par l’Education Nationale.

Les réunions de famille,  il faut une volonté sinon c’est toujours les mêmes qui organisent.
Cercle d’amis, évolution des enfants , chacun ses préoccupations : pas évident de maintenir une relation.

Compte rendu de Christine

mardi 13 mai 2014

Dimanche 25 mai, élections européennnes

Après les élections municipales du mois d'avril-mai, nous voici convoqués le 25 mai, en même temps que les citoyens des 27 autres pays de l’Union Européenne, pour l'élection du Parlement européen. L'évènement principal des dernières élections a été le taux élevé d'abstention dont les sondages et les expériences antérieures nous disent qu'il pourrait être bien supérieur pour ces élections européennes. Cela ne peut qu'interpeller notre conscience humaine et chrétienne. Voter est un droit mais c'est aussi une exigence morale.

La démocratie donne à chacun la responsabilité de participer à la définition du Bien Commun et de la justice pour tous. Cette responsabilité est bien sûr déjà celle de ceux qui se présentent au suffrage et de ceux qui sont élus. Ils ont à être attentifs aux besoins de tous et spécialement des plus faibles afin de proposer des orientations et des solutions humanisantes. Ils doivent ensuite respecter les engagements qu'ils ont pris.

Monument de Verdun
Mais le bon fonctionnement de la démocratie est aussi du ressort de tout citoyen. Il est grave de s'en désintéresser au moyen d'alibis et de motifs mesquins. La politique ne peut être le bouc émissaire de toutes nos déceptions et frustrations en sorte que notre vote ne soit que protestataire ou d'abstention. Chacun a le devoir de s'informer soigneusement et de prendre position sur ce qui lui paraît le mieux pour le vivre ensemble.

La Communauté européenne est un beau projet. En premier lieu elle a permis de construire la paix ; des Etats qui avaient passé beaucoup de temps à s'entre-déchirer auparavant ont construit un espace de collaboration et de vie commune. C'est ainsi que des hommes politiques chrétiens comme Schumann, Adenauer ou de Gasperi se sont engagés sur ce projet.

Elle donne aussi l'espoir de faire entendre  notre voix dans le concert mondial. La réalisation actuelle n'est sans doute pas à la mesure de toutes nos attentes, notamment d’être, dans la mondialisation actuelle, promotrice des valeurs de respect de la dignité humaine, de solidarité, de justice et de paix. Les formes politiques de cette Communauté peuvent aussi être conçues de différentes manières.

C'est précisément l'objet de ces élections de s'informer et d'en débattre. La Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE), via Internet (clic gauche), aide à cette réflexion. Là encore la Commission européenne a trop souvent servi de bouc-émissaire pour des gouvernements qui lui avaient délégué leurs pouvoirs. Avec le traité de Lisbonne, le Parlement européen est une formidable arène de réflexion et de vote entre les députés de 28 pays sur beaucoup de sujets concernant le vivre ensemble et aujourd'hui il a reçu par ce traité un poids accru dans les orientations de nos sociétés européennes. Notre avenir est  lié à l'Europe ; ces élections demandent de s'informer et de réfléchir avec de la confiance dans l'avenir et le sens de notre responsabilité.


Edito de Joël Morlet pour la revue "Eglise de Châlons en Champagne"

mercredi 30 avril 2014

S'exprimer autrement, à partir d'images, sur l'engagement aujoud'hui

S'engager... pour valoriser nos savoir-faire

Démarche originale, le CMR national lance une enquête sur l'engagement aujourd'hui sous forme d'un concours photo.


Sur le site du CMR  http://cmr.cef.fr/?Tous-a-vos-appareils-photo vous trouverez les renseignements concernant cette opération avec notamment un document pdf de présentation de cette fameuse enquête.


Nous ne pouvons que vous inviter à sortir votre appareil photo et tenter de vous exprimer en images. Date limite : 30 juin 2014. Vous avez donc 2 mois devant vous; bonne chance...