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dimanche 5 octobre 2014

Agriculture : état de lieux en vue du congrès

La démarche du congrès a été présentée dans les premiers messages publiés sur ce blog. Chaque région disposait d'un thème d'actualité à travailler.

Les universités d'été auxquelles Blandine a participé furent l'occasion de réaliser la synthèse de ces travaux. Nous allons vous proposer les idées fortes qui se dégagent de quelques sujets.
Les états des lieux complets figurent sur le site du CMR.

Première thématique abordée ci-dessous, l'agriculture.

 - Les exigences des consommateurs et des distributeurs génèrent un décalage entre agriculteurs et non-agriculteurs (attentes de produits hors saison, standardisés...).

 - Poids des directives européennes dirigées vers une production destinée à un marché libéralisé.


 -  Deux grandes tendances de l'agriculture qui semblent concurrentes: 

1- course au gigantisme, aux investissements (fermes-usines): moins d'emplois, davantage de machines, nécessité de produire en hors sol (impact sur les bêtes, les populations du "sud"...), concurrence entre les cultures d'exportation non alimentaires et les cultures vivrières des pays du "sud"
2- petits agriculteurs, consommation locale, AMAP (avec ses limites par le manque de viabilité économique pour le producteur dans de nombreux cas)...

 - Environnement : il existe une diversité de logiques entre agricultures bio, agricultures raisonnées et traitements intensifs

 - Une spéculation croissante sur  les terres agricoles qui augmentent les difficultés d'installation.


 - Mais il existe des initiatives positives telles que "Terres de lien" (achat collectif de foncier)



samedi 20 septembre 2014

Année de Formation Rurale -AFR- 2014/2015

"L'homme au cœur de l'écologie", tel est le thème de la formation proposée par le CER -Carrefour de l'Eglise en Rural- pour la saison 2014-2015.

Paysage haut-marnais
L'écologie est un domaine souvent sujet à controverse. Vous souhaitez faire une approche sereine de la chose? Alors cette formation vous concerne...


Le CER est une plate forme associative regroupant des mouvements, congrégations, services d'Eglise investis dans la pastorale rurale. Le CMR en fait partie.
Vous en trouverez une présentation plus détaillée à l'adresse suivante :
 http://2008.eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/rural/monde-rural.html
avec, en format pdf à télécharger, le programme complet de la session. Bonne lecture.

samedi 13 septembre 2014

Session des Ainés

Traditionnelle session des Aînés du CMR

 à Belleu

Le CMR Ainés organise une session les 6 et 7 novembre 2014 à la Maison Sainte Croix à Belleu (près de Soissons),


Sur le thème : «  Agir aujourd’hui pour bâtir demain »


      Nous pouvons agir à tout âge. Voyons comment nos actions d’aujourd’hui préparent au « bien vivre ensemble »:
« Regardons au-delà de nous-mêmes, ouvrons-nous au « jamais vu », c’est se mettre dans une position d’accueil de ce qui est à venir » J.C Guillebaud .

  Quel monde, quelle société pour demain, en pensant à nos enfants et petits-enfants ?
L’Eglise accompagne les hommes dans l’évolution de la société, mais l’Eglise c’est nous. Les chrétiens ont leur mot à dire et n’ont pas le droit de se taire.

  La réflexion de ces 2 jours se fera à partir de témoignages, d’expériences vécues, de textes fondamentaux, d’échanges entre participants,  aidés de M. Dominique Dutartre (du pôle de recherche de Bazancourt), du  Père Joël Morlet, du Père Guy Bertrand, et de Marie Pierre Barrière Lallement .…

Renseignements :
*Geneviève et Jean Yverneau . Tél : 03 26 67 47 52
51320 Sommesous
*Monique et Roger Charpentier. Tél : 03 26 80 52 01
51120 Lachy
Charpentier.roger51@orange.fr

mardi 2 septembre 2014

Film documentaire "Vivre de sa terre"

La commune de BUSSY LETTREE organise la projection du film documentaire "VIVRE DE SA TERRE" le samedi 27 Septembre 2014 à la salle jean PROT de Bussy-Lettrée 20h30.

Ce thème de la transmission de la TERRE sera débattu ensuite
 avec la réalisatrice Marie OUDIN et Joël Morlet. 
Toutes les équipes CMR  sont cordialement invitées à cette projection.



Les personnes qui souhaitent voir cette projection sont invitées à se faire connaître auprès de Pierre POUPART tel 06.21.04.72.10 pour une réservation de leurs places.

jeudi 21 août 2014

Virée de l'équipe Menou dans le 88

Accompagné de Pierre Collart, notre ancien curé, l'équipe  s'est rendue à Portieux chez les sœurs de la Providence.




La sortie a commencé par la visite de la cathédrale de Toul .



A midi nous sommes arrivés à Sion toujours en Meurthe et Moselle.



   Après le repas nous avons visité la colline de Saxon-Sion
Très beau lieu de pèlerinage où nous avons été accueilli par les Clarisses le jour de la Sainte-Claire
qui nous a aidé à prier.







Nous avons repris la route pour nous  rendre à l'accueil
de Sainte-Anne de Portieux dans le diocèse des Vosges.












L'équipe au petit déjeuner!







Vue de l'accueil; très beau site pour un repos spirituel, avec ses grands jardins ses fleurs et son verger, son oratoire  




   Très beau site avec un accueil chaleureux des sœurs de la Providence qui nous ont expliqué la vie de leur congrégation.
Le Père Jean-Martin Moyé.fondateur de cette congrégation avait pour devise:

"Pour moi, j'attends tout de la providence, 
je n'ai de confiance qu'en elle seule."



Sainte-Anne de portieux accueille des jeunes vietnamiennes pour leurs
études religieuses.



leur savoir faire en art floral
nous apporte la paix.




Nos journées ont été remplies par des visites.






La verrerie de Portieux plus de mille ouvriers, fermée depuis 2 ans, plus que le magasin avec son histoire et le friche qui s'installe!


Puis la visite à Mirecourt où l'on a découvert le métier de luthier.

         Et maintenant nous avons le son !


Puis la maison de la musique mécanique où les choristes ont pu chanter et même danser!





quand on ne sait pas                                     danser et chanter on tourne la manivelle !




L'équipe CMR


mercredi 13 août 2014

Abécédaire de l'été


     Si l’été n’est pas synonyme de vacances pour tout le monde, un certain ralentissement de l’activité permet d’appréhender le temps autrement. Promenons-nous au gré de l’alphabet parmi les possibilités offertes par l’été…

Air              
Sans air, pas de vie ! Si nous prenons soin d’aérer nos poumons à la campagne, souvenons-nous que notre âme a, elle aussi, besoin de « respirer » le bon air de Dieu. Quand le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole (Mt 13, 22) reprenons souffle en Dieu, notre « air » naturel.

Bénédiction
Béni le Seigneur, ô mon âme ! (ps 102, 1). Bénir n’est rien d’autre que dire du bien. En ces jours plus détendus, exerçons-nous à dire du bien de nos collègues, de nos parents, de nos amis, de nos voisins, etc. Regardons le monde qui nous entoure avec les yeux de Dieu et n’oublions aucun de ses bienfaits (Ps 102, 2)

Chemin
Que ce soit en ville, à la campagne, à la montagne, chaque jour nous avançons sur des chemins. Nous quittons le lieu où nous sommes pour aller quelque part. Et si nous faisions ce chemin, long ou fort court, un moment de disponibilité intérieur pour dire à Dieu : Conduis-moi sur le chemin d’éternité (Ps 138, 24)

                                         Echange
Les longues soirées favorables au farniente sont aussi des moments propices aux échanges. C’est le moment de prendre du temps en couple, avec l’un ou l’autre de ses enfants, mais aussi avec des amis de longue date. Echanger sur ce qui donne du goût à la vie, et pourquoi pas sur le bonheur de vivre avec Dieu ?

Fête
Si année rime avec travail, sérieux, rigueur, routine, la fête instaure une parenthèse où la spontanéité, le chant, la danse, l’ivresse joyeuse, ont affaire avec la gratuité. Les justes sont en fêtes, dit le psalmiste, car Dieu les a libérés (Ps 67, 4). Lorsque la fête nous réjouit, pensons à la source de toute fête.


Hospitalité
L’été est l’occasion d’ouvrir sa porte à celui qui frappe. Un neveu, un ami, un cousin, un inconnu envoyé par quelqu’un. Il faut faire de la place dans la maison et dans son cœur, n’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges (He13,2)


Lecture
Que choisir pour se détendre le soir venu ou à l’heure de la sieste ? Ignace de Loyola a fait pour nous une expérience salutaire. Il a étudié ce que produisaient la lecture des romans et celle de l’Ecriture. Il en conclu que l’Ecriture apportait la paix intérieure. Aucun risque à essayer !


Marche
Puisque nous avons un peu ou beaucoup de temps, nous pouvons marcher ; pour le plaisir de marcher ; pour réhabituer notre corps à se tenir debout, tourné vers un a-venir. La vie spirituelle est une marche à la suite du Christ, au grand soleil de l’été unissons notre âme et notre corps. Marche en ma présence, disait Dieu à Moise. (Gn 17, 1).

Nature
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! (Ps, 103, 24). Ouvrons les yeux. Ne verrons-nous pas la force de cette fragile racine traversant le mur de pierre ou celle de ce torrent impétueux ? Ouvrons les oreilles. N’entendrons-nous pas le rire du vent, le murmure de la mer ? Ouvrons nos cœurs et rendons grâce : Mon Dieu, tu es si grand ! (v. 2)


                                              Prière
                                                                                                        Que l’on parte ou que l’on reste, l’été se prête au temps libre. Prendrons-nous le temps d’aller au désert pour nous laisser séduire par Dieu, Montrerons-nous sur la montagne pour le rencontrer ? Nous assiérons-nous au bord du puits pour recevoir l’eau vive ? C’est cela la prière, une simple rencontre.

Silence
Voilà bien un mot dont l’époque actuelle a perdu le sens. Abreuvés de bruits jusqu’à la nausée, mettons la musique en vacances. Fuyons les lieux bruyants, accordons-nous des pauses silence et peu à peu nous pourrons tenir notre âme égale et silencieuse devant Dieu  (Ps 130,2)


Tourisme
                                                                  Découvrir un autre lieu que celui où on vit est le propre du tourisme. Le bout du monde semble être ce lieu destiné aux découvertes multiples, mais au fond la rue ou le village à côté de chez nous peuvent très bien offrir le dépaysement recherché. Mais que cherchons-nous vraiment ?

dimanche 3 août 2014

Saint Rouin d'Argonne

Coup d’œil sur un vitrail de la chapelle
Le CMR au régime d'été...

 Bien sûr, il y a les Universités d'été (lien) organisées par le National et qui se tiennent début août dans les Deux Sèvres sur le thème "agir aujourd'hui pour un futur équitable" dans le cadre de la préparation du congrès.

C'est avant tout l'affaire de notre animatrice, Blandine, qui va y défendre, au titre régional, les couleurs des Ardennes et de leur feu pays des Crêtes.

Plus à notre portée, sur le fond comme sur la forme, nous pouvons aussi imaginer passer quelques heures en plein milieu de la forêt d'Argonne, sur le site de Saint Rouin à Beaulieu, histoire de retrouver pour un petit laps de temps calme et sérénité...

Dans la chaleur de l'été, il fait toujours bon dans ce petit vallon avec une certaine fraîcheur sous une végétation impressionnante. Il y règne également un grand calme, toutes conditions idéales pour se ressourcer!


De plus, le parcours de St Rouin dans cette contrée ne laisse pas de nous poser quelques bonnes questions sur les enjeux de la vie terrestre. Alors, n'hésitez plus...

Pour terminer, ajoutons que, quelle que soit la saison, le passage sur le site de l'ermitage assure un certain dépaysement. Pour pratiquer de temps à autre "ce pèlerinage", l'auteur des photos d’illustration peut l'attester.

P.S.: Les amateurs de photos pourront également retrouver quelques clichés de St Rouin sur le blog "les photos de l'Argonnais Onclikou" (lien).

dimanche 27 juillet 2014

Doctrine sociale et vivre ensemble (fin)

La doctrine sociale de l'Eglise : quelle légitimité aujourd'hui ?

     
      Vivre la doctrine sociale de l'Eglise n'est rien d'autre que vivre la charité héritée du Christ mais au service de la cité. Autrement dit, ne mettons pas de distance entre la charité et l'institution/structure, nous risquerions de passer à côté de la «voie institutionnelle de la charité» dont parle Benoit XI dans Caritas in Veritate. Dans cette doctrine, le mot « social » est central. Aussi, il nous faut penser le positionnement de l'Eglise comme complémentaire de l'Etat. Au cœur de l’événement, le discernement et la parole chrétienne demeureront un appui indispensable dont les différentes instances auraient tort de ne pas se saisir.
       Par ailleurs, la crise actuelle nous fait toucher à nos limites et du coup nous rappelle nos devoirs. En cela, la doctrine sociale de l'Eglise retrouve une légitimation dans la mesure où sa pensée, toujours réactualisée, renvoie chacun à sa propre responsabilité, réaffirme le sens du bien commun et s'ouvre à une espérance lucide en fonction de la modernité. Elle nous appelle donc à un acte d'intelligence pour discerner les nécessités du changement.
      En dernier lieu, ce qui permet de légitimer la pensée sociale de l'Eglise, c'est d'atteindre son objectif premier : le salut des hommes.
     N'en doutons pas, la doctrine sociale de l'Eglise est appelée à connaître un nouveau printemps!

Pour ceux qui veulent en savoir plus: 

Les principes de l’enseignement social de l’Eglise comme repères
  •  Au centre l’homme: L’homme, comme être créé à l’image de Dieu, est porteur de droits : ceux-ci résultent de sa dignité propre. Ces droits sont surtout corrélatifs de devoirs à l’égard de soi-même et d’autrui. Le respect et l’exercice de ces droits s’appellent la justice. Ce principe de justice se concrétise et s’explicite dans d’autres principes, bien utiles pour orienter et diriger l’action.
  •  Le bien commun: Dans la vision catholique, le bien commun n’est pas l’intérêt général, lequel pourrait supporter le sacrifice du plus faible. Le bien commun est défini comme « l’ensemble des conditions sociales permettant à la personne d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement » (Mater et Magistra 65). Parmi ces conditions : l’eau, l’alimentation, le logement, le travail, l’éducation, l’environnement, les transports, les soins, la culture, la religion.
  •   La destination universelle des biens: Les biens sont compris comme les élé-ments d’une relation, et partant, d’une communion possible dans le nous-tous.

  •  L’option préférentielle pour les pauvres: Depuis que Jésus a dit « ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40), le souci du pauvre a toujours été un souci fort de l’Eglise, un sceau apostolique (Apostolicam actuositatem 8).


  •  La subsidiarité: La subsidiarité consiste à laisser les institutions et les personnes, au niveau le plus bas, exercer les responsabilités qui peuvent être les leurs .
  •   La participation: La subsidiarité appelle la participation, sans laquelle elle serait vaine ! La participation à la vie sociale et politique est un devoir que tous doivent exercer, d’une manière responsable et en vue du bien commun.
  •  La solidarité: Elle est l’expression décidée de la socialité. On n’est pas moins solidaire en étant bénévole dans une « association de solidarité » que lorsqu’on travaille à ce qu’une  entreprise déploie son activité économique et crée de l’emploi. 



Bibliographie

  • Compendium de la doctrine sociale de l’EgliseJustice et Paix France, Descubes J. Ch., Sodano A., Martino R. R., Cerf, 2005.
  • Notre bien commun, Conférence des évêques de France, Service national Famille et société, Atelier, 2014.
  • Un pas vers Dieu, un pas vers l’homme. La pensée sociale de l’Eglise, Diocèses de Besançon, Belfort et saint Claude, 2013.







jeudi 17 juillet 2014

Doctrine sociale et vivre ensemble (suite)


Les racines de la doctrine sociale de l'Eglise

     On peut d'ores et déjà affirmer que le mérite de cette doctrine est de revenir toujours à la racine de l'humain là où le Créateur a inscrit ce que « la sagesse éthique de l'humanité appelle la loi naturelle » (Benoit XVI, Caritas in veritate). Si nous recherchons ce qui est humain dans l'Homme, nous sommes amenés à choisir entre deux types de rationalités: une raison qui ouvre à la transcendance, c'est à dire à ce qui est supérieur à l'homme ou une raison animée par l'évolution de la technologie. Cette doctrine nous oblige ainsi à un travail incessant sur les profondeurs de notre humanité en nous laissant éclairer par la vérité du Christ.
         D'autre part, l'Ancien Testament pose très explicitement les difficultés du vivre ensemble. L'apprentissage de la fraternité est sans doute aussi vieux que le moment où un peuple prend conscience que Dieu veut entrer en contact avec lui. Avec les dix commandements s'amorce le dessein de Dieu de donner aux hommes des préceptes pour une cohésion sociale centrée sur l'amour du prochain. Et puis, avec l'avènement du Christ, nous découvrons un Dieu trinitaire (Père, Fils et Esprit) dont le cœur est la relation. Le christ se reçoit de son Père et nous aime jusqu'au bout. Nous nous recevons du Christ pour mieux servir notre frère en humanité. Sa pédagogie constitue une véritable source pour qui consent observer sa manière d'accueillir, d'écouter, de respecter et de reconnaître l'autre comme une personne à part entière.
     
      Sur un autre plan encore, lorsque nous recevons le sacrement du baptême, nous rentrons précisément dans une expérience communautaire. L'Eglise est un lieu de vivre ensemble où s'exprime une possible révélation de Dieu au monde. Par notre qualité de disciple de ce temps, nous devons faire notre propre chemin d’Emmaüs avec les autres, inventer des comportements nouveaux en nous inspirant de Jésus. Notre vocation n'est donc pas individuelle, elle s'inscrit dans un peuple. (cf Gaudium et Spes « l'Eglise dans le monde de ce temps » issu du Concile Vatican II).


Un instrument d'évangélisation :
     
      Nous l'avons compris, ce qui fait la doctrine sociale de l'Eglise, ce ne sont pas seulement des textes du Concile, des papes, des évêques, c’est aussi la multitude d’initiatives prises par les chrétiens qu’anime la conviction que l’Evangile est une bonne nouvelle pour la société et pour la famille humaine tout entière. Mais nous ne pourrons annoncer l'Evangile de la vie que si nous l'accueillons nous même. Chacun est invité à prendre sa part dans la mise en œuvre et dans le renouvellement de la doctrine sociale de l’Eglise, appelée à s’enrichir au regard des défis nouveaux. 

       L’invitation à une nouvelle évangélisation concerne aussi les comportements collectifs et les structures sociales. Soyons en sûrs, n'en déplaise aux détracteurs, cette doctrine est vraiment dans son cœur de métier lorsqu'elle parle de justes salaires, de droits de l'homme ou d'environnement. Dans Gaudium et spes, le concile Vatican II est clair. Il met sur le même plan la défense de la dignité humaine et le salut des âmes. Il ne s'agit pas là d'une chapelle latérale, nous sommes bien au cœur de la mission de l'Eglise. Celle-ci se doit de porter un jugement moral quand les droits fondamentaux de l'homme sont bafoués même en des matières qui touchent le domaine politique. 
En outre, cette doctrine a « la valeur d'un instrument d'évangélisation » 
(Jean-Paul II) à la fois pour nous même dans notre propre conversion et pour l'annonce à laquelle l'Evangile nous invite.